Pièce de théâtre
musicale
Cette pièce de théâtre musicale
est écrite pour deux femmes. L’idée d’origine
était d'allier le théâtre au chant, ce qui
ne pouvait que me séduire !
Pour toucher un large public, j'y ai mixé variété
et lyrique, fonctionnant autant à l’inspiration et
aux coups de cœur qu'à l'émotion et au plaisir.
Je me suis encore laisser porté par mes envies, et les
clins d'œil et petits hommages, flagrants ou cachés,
ne sont pas très loin…
Le projet, un temps en sommeil, doit, grâce
à un travail en collaboration avec Artistes A Vue, voir
prochainement le jour. J’en assurerai la mise en scène.
Ces quelques scènes ne sont qu'une mise
en bouche…
Extraits
Elle va pour en reboire un coup, portant la bouteille à
ses lèvres, quand elle comprend enfin.
C - en tendant la bouteille – Mais p’têt que
vous en voulez un coup ?
V – Ben, si c’est offert gentiment.
Elle s’avance prestement et arrache la bouteille des mains
de Constance, se retourne et boit une grande gorgée sous
l’œil dépité de Constance.
V – en toussant – Ouah ! C’est du costaud ça
! C’est pas fait pour les minettes du 16ème !...
et il a comme un arrière goût, comme quelque chose
qui remonte, en brûlant, de l’estomac… jusqu’aux
oreilles… c’est…
C – La térébenthine !
V – Quoi ?!
C – en reprenant la bouteille – La térébenthine
! Ça doit être ça, j’en rajoute toujours
un tiers : ça réchauffe ! Un truc de ma grand-mère…
Ouais, ça doit être ça qui vous remonte, parc’que
le white spirit, y en a pas assez pour le sentir… tout de
suite…!
(…)
Constance chante "O del mio amato ben" .
Violette ne bouge pas et l'écoute de plus en plus admirative.
A la fin du morceau, Constance reste comme sur le devant de la
scène, les yeux dans le vide, savourant le plaisir du souvenir,
un peu en état de béatitude.
Violette est perplexe.
V – Eh ben dites donc ! Je ne vous aurez pas cru à
vous voir tout à l'heure (elle se lève et remue
les fesses et chante un "happy day" moqueur)…
Mais là !... Je voyais même les japonais !
C – en se rasseyant sur sa caisse, un peu dépitée
– Ah, c'était la belle époque ! Tout était
si facile et si beau… On m'appelait L'Aigle Noir !...
V – en aparté – C'est mieux qu'être une
Oie Blanche…
(…)
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