LA COMPLAINTE DU CHEVALIER
FOU
Dans la lointaine époque où n’était
plus de guerre,
Errait chevalier fou pleurant sur sa misère.
De son armure martelée jamais ne sort,
Jurant de la quitter seul’ment une fois mort.
“ Maudits soient tous ces rois qui ont signé
traité.
Que devient preux guerrier ainsi par tant de paix ?
N’y aurait-il pas pour moi cachés
quelques dragons,
Deux-trois sorciers que je tuerais de bonne façon ? ”
Mais d’une belle et ses yeux doux naquit
l’amour,
La belle qui seule su le défaire de ses atours.
Et quand, lassée, pour plus jeune elle
le préféra,
Fou d’amour, mais sans armure, il le provoqua.
Le cœur fendu, le corps et l’épée
dans la boue,
Ainsi s’achève la complainte du chevalier fou...
Les illustrations
Quelques scènes
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